Une sélection de toute évidence brûlante, dans une France en pleine incandescence, Disco, Funk, Rap, et autres ça te tente ? N'hésite pas à m' dire ce que tu en penses !
Vive la Bretagne et les Bretons !!!
CAMEO - She's Strange (1984 Atlanta Artists)
EVELYN "CHAMPAGNE" KING - Love Come Down (1982 Arista)
OCTO OCTA - Times Two [Loose Version] (2015 Stay Underground It Pays)
OCTO OCTA - Goddess Calling (2021 T4T LUV NRG)
DOMINIQUE GUIOT - Farfadet (1983 Auvidis)
HOLLOW TIP ft. J-MACK - In Da Wind (Prod WAY DEEP - 1998 High Side)
TRIPLE SIX MAFIA ft. LORD INFAMOUS & KOOPSTA KNICCA - Now I'm High, Really High (1994-1999 Smoked Out)
KHRUANGBIN - 10t August (2018 Nigt Times Stories)
LUNIZ ft TEDDY - Playa Hata (Prod E-A-SKI & CMT - 1995 Noo Trybe)
BRICK - Sea Side Vibes (1981 Bang)
SOUDIERE - Everything Is Business Pt.2 (2016 Self-Released)
SINJIN HAWKE - By Any Means (2017 Fractal Fantasy)
Remixes par MARK KAMINS (qui a bossé entre autres avec Madonna (son 1er single "Everybody", David Byrne (Talking Heads), The Beastie Boys, UB 40...), et TOM VERCILLO (collaborateur de Mtume, R. Kelly, Keith Sweat, David Byrne...)
Singeant Arte, je développe une thématique tout au long de cet été incendiaire. Un "G-Funk Summa" au sens large du terme, qui te permettra de déambuler aux 4 coins des Etats-Unis (Peut-être au-delà... Je ne sais pas encore...) et de cultiver ma petite nostalgie du son des années 90.
Pour ce post, il s'agit de parler du 3ème album de Quincy Brooks aka SAN QUINN, une figure tutélaire de la scène de San Francisco. Un chanteur de rap qui a compté dès 93 et a fortement contribué à assoir nationalement la réputation de la Mob Music. Un digne représentant de Frisco associé dès son 2ème album avec un autre daron/baron du coin le chanteur de rap, beatmaker, producteur, patron de label, entrepreneur JT THA BIGGA FIGGA (Get Low Recordz).
Sur ce "The Hustle Continues", réalisé à l'âge de 19 ans, on retrouve donc majoritairement JT à la prod, plus le fameux THE ENHANCER et un certain T-SUPER. Au micro, JT est là aussi plus qqs guests vocaux comme le bien connu Levitti et Kandice Love (qu'on retrouvera notamment en 2002 introduite (!!) par LL Cool J sur une prod des Neptunes).
Un solide bel exemple de Mob Music à classer au même niveau que le précédent "Live-N-Direct"un extrait ici et le suivant accompli avec son cousin MESSY MARV "Explosive Mode". Des classiques avérés pour amateurs éclairés de la scène de la Californie du Nord. Qqs extraits pour te faire une idée, cependant encore une fois je recommande l'écoute de l'album dans son intégralité...
Hitz I'm Making ft. JT THA BIGGA FIGGA (Prod THE ENHANCER)
Now Or Neva ft. TIFFANY CARTER (Prod JT THA BIGGA FIGGA)
Overcoming Confrontations ft. KANDICE LOVE (Prod JT THA BIGGA FIGGA)
Qualifié Darnell Quincy Lindsay aka Blade Icewood de légende ne serait pas usurpé. Alors certes pour resituer, cela concerne la scène underground du (gangsta) rap de Detroit. Cependant cette ville ravagée a pour elle une aura dans l'histoire de la Musique toute particulière et Blade, membre des Street Lordz, a imprimé son paragraphe dans le chapitre consacré à sa ville natale dans Le Grand Livre.
Le chanteur de rap fut fauché par les balles à deux reprises, commençant par être paralysé puis... mort en 2005. Une embrouille de patronyme (Chedda Boyz), une rivalité de rappeurs, une guerre froide de gangsters. D'une futilité dérisoire et glaçante.
Sa mort donna lieu au plus grand défilé de limousines que la ville est connue tel qu'il l'avait annoncé, peut-être celles-ci bounçaient au rythme de son 1er long format officiel...
Je n'ai su trouver avec certitude qui étai(en)t responsable(s) des instrus. Sans doute Blade lui même, avec la complicité peut-être d'un certain Art Forest (il officie sur Rollees Don't Tic Toc le 1er album des Street Lord'z) En tout cas, le MC, depuis le Michigan a developpé ses lyrics forgés au bon sens et à la dureté de la rue sur des ambiances sonores aux fortes effluves de bounce de N.O. et de mob shit dePittsburgh sous influence de la Bay. D'ailleurs, Blade sur le morceau "My Life" évoque très fortement un autre fantôme disparu trop tôt, The Jacka. Tout cela sans oublier de lorgner de temps à autre sur New-York et de concocter tout cela dans une pure froideur detroienne.
Quelques morceaux que je voulais partager depuis un looooooooooong moment...
My Life
Fa Sho ft. CATHRINA HARDING
Come Roll '04 ft. G-ROCK
BnxXx le titre précédent est une remise à jour de ce hit du crew issu de Rollees Don't Tic Toc paru en 1999 sur Big Block Records
Troy Deon Reddick aka (COOLIO) DA UNDA DOGG est un fier représentant de Vallejo, même s'il est originaire du quartier de Watts, à Los Angeles. Proche de MAC DRE, le titre de ce 1er skeud fait d'ailleurs référence à sa sortie de prison, suite à sa condamnation pour braquages en 92, comme son homeboy (entaulement qui contribuera à la réputation d'Andre Hicks).
Bref, le gars rappe, produit et gère son label, tout ça en total indépendance comme savent bien le faire les entrepreneurs de la Bay et cet album est une solide réussite.
Une compilation regroupant des titres issus de différentes cassettes de la clique encore nommée Triple 6 Mafia à cette époque (leur début), où tu peux savourer tous les ingrédients locaux, sans craindre le son lo-fi inhérent à la scène de Memphis (remasterisation !!!). Samples de Soul-Funk (Isaac Hayes, E.W.F., Lafayette Afro Rock Band, Diana Ross...), de films d'horreur, de phases de leurs anciens morceaux pour les refrains hypnotiques. Rythmiques lentes et lourdes, par moments rendues trépidantes par des hi-hats et des snares qui s'emballent. Textes mêlant sexe, violence, drogue et relevés d'une poignée de satanisme. Bref le style de la bande de DJ PAUL, JUICY J, LORD INFAMOUS et leurs affiliés GANGSTA BLAC, GANGSTA BOO, CRUNCHY BLACK, KOOPSTA KNICSTA, dans son authentique splendeur.
Snobés pendant longtemps, on sait comment l'histoire finira (qui a dit un Oscar dans la poche et tout le son rap du 21ème siècle sous influence). Perso, j'ai un petit temps à m'y mettre, tant ado j'étais un fan fidèle des Bone (ils ont eu un bon gros beef avec les gars de Cleveland qu'ils accusaient d'avoir volé leur style) et aussi un peu trop orienté par le mépris des critiques presse françaises. Néanmoins quand fin 90, grâce à internet, je découvre vraiment par moi même leur son, assorti d'une imagerie horrifique qui me plait bien, je n'ai plus lâché. Même mieux, plus les années passent et plus mon intérêt pour la musique de la clique du Tennessee s'affirme.
Voici un bon point d'entrée si tu n'as pas encore plongé. D'autres sons dispo ici là sur le blog...
Au fond des bois, aux abords d'un château brumeux, des fantômes de maquereaux vêtus de peaux de bêtes boivent leur potion violette en compagnie de squelettes endimanchés au volant de chevy et de cadillac où l'aquarium fait figure d'étape obligatoire. Une BO synthétique mixant gangsta rap de Memphis, métal nord européen, ambient et cloud... Vaporeux, ténébreux, un vent frais pour ton été (ir)radieux en provenance de Russie.
J BILLA et DRAY LUV forment Tha North Side Set Gangsters, en provenance de Milwaukee, dans le Wisconsin.
Nuttin But A Thang est leur seul opus. Sz.Wikd et Tha D.R.E. (que j'ai déjà évoqué ICI ), tous deux de Milwaukee, sont les seuls invités de l'album. La prod est assurée par...??? Sans doute J et Dray eux mêmes, peut être Tha D.R.E. qui a du talent dans le domaine.
A noter enfin, un visuel bien sobre pourtant assuré par... Pen & Pixel !!? (enfin selon Discogs)
C-Mack et E.G. sont de Gary dans l'Indiana. Une carrière éclair (l'album One Life 2 Live dont est issu ce morceau et quelques compils), car les eux lascars ont fini entauler...
Pour la prod, je l'attribuerais à Frederick "Toxic" Taylor et Mike C. Les crédits sont peu explicites, mais les gars sont cités comme "engineers", au mixage et au mastering. Donc...
Un vrai plaisir de revoir ce film de Paul Verhoeven. Il y a plusieurs mois de ça, je m'étais procuré la BO composée par le talentueux Basil Poledouris, alors forcément l'envie me taraudait. Surtout que je n'avais vu en entier ce petit classique qu'une fois, et tardivement.
Bonus : quasi le même track avec un sympathique montage de séquences du film
La scène gangsta rap de N.O. s'est faite bien connaître grâce à No Limit de Master P (et ses frangins C-Murder et Silkk The Shocker) et à Ca$h Money des frères Williams (Bryan "Baby" et Ronald "Slim Tha Don). Je vous refais pas toute l'histoire, il y a des vidéos très bien faites sur Youtube (Roule Avec Driver).
Cependant depuis plusieurs années, et même si j'adore pas mal d'opus sortis par ces deux labels phares, pour moi le top du G-Funk de Louisiane il a été confectionné chez Big Boy Records.
Un label qui a émergé début 90's (comme les 2 autres, un tout petit peu plus tôt peut-être...?), monté par Charles Temple, Robert "Big Rob" Shaw et Leroy "Precise" Edwards, et n'a malheureusement pas dépassé le cadre de la dernière décennie du 20ème siècle.
Une existence courte, qui explique un catalogue relativement restreint et du coup peut-être aussi que celui-ci ait maintenu un niveau de qualité élevé.
J'ai déjà fait qqs posts sur ce vivier de talents. Les curieux vous irez voir si le coeur vous en dit.
Pour ce post, je mets le coup de projo (ça pique les yeux, hein !!?) à nouveau sur J-DAWG (moitié de BLACK MENACE avec THREAT), au flow impétueux, varié et aux lyrics bien sentis.
Le 1er titre est extrait de la compilation We G's (cf pochette ajoutée dans le post) et son ambiance BO d'un Vendredi 13 (sample) m'a touché au plus profond de la moëlle épinière.
Prod DAVID "D-FUNK" FAULK (qui est lui aussi un tueur dans son genre)
Pour ce second titre et bien encore une fois (cf Rubba), j'étais persuadé de l'avoir déjà partagé... Car ce titre est parfait, notamment ce refrain que j'affectionne tout particulièrement et cette instru, signée une nouvelle DAVID FAULK... Mon petit Jésut, cette instru !!!
Ce track est issu de l'album du même nom et c'est une collection de bijoux synthétiques, dangereux, funky en diable et au bord du précipice.
Vous m'en direz des nouvelles mesdemoiselles et les Gargamel !!
Un moment que j'ai cette compilation de Joe McBride, musicien de Manchester. Je l'écoute par petites touches depuis un important classement que j'ai fait de ma collection de mp3, et c'est bien ! :D
Déjà il y a un visuel de toute beauté assuré par Kid Styles (un gars de Houston qui a fait beaucoup de bonnes choses pour Ganksta NIP, Bushwick Bill, Black Monks, 8Ball & MJG...).
Cedric Dormaine Hill aka Everyday Street Gangsta (!!!) apparaît comme Godzilla assiégeant la ville... Enfin, le truc qui n'est pas évident et ajoute à la magnificence du projet, est-il combattu par toute ses forces militaires, ou tel un génie du Mal aux pouvoirs télépathiques surpuissants il les retourne contre la ville ??
E.S.G. c'est un vieux briscard de l'emblématique cité texane, un chanteur de rap au passé chargé et aux connections multiples, ne serait ce déjà que par son appartenance à la SCREWED UP CLICK . Je pensais avoir déjà parlé d'Ocean Funk (94) et de Sailin Da South (95), mais pas de traces dans ce foutu cimetière (donc bonuxXx fourni)...
Bref, cet opus du début du 21ème siècle (ou fin 20ème, cf discogs) est bien bon et contient d'authentiques bijoux, que je vous partage ici, Seigneur des hôtes de ces bois [remix :D] que je suis !!
On y retrouve la fine fleur de la Wreckshop Family à la prod, idem au niveau des featurings c'est estampillé Wreckshop et Screwed Up Click, à part Devin The Dude (mais houstonite fameux) et Too $hort. Il y a Big Moe, Big Pokey, Slim Thug, Tyte Eyez, l'indispensable Ronnie Spencer, D-Gotti, Derrick "D-Reck" Dixon le patron du label, et j'en passe...
Grippin' Grain ft. SLIM THUG & DESHAWN HILL (Prod BLUE)
Drop Yo Top ft. BIG MOE (Prod BLUE)
Money & Power ft. LIL O, WILL LEAN & RONNIE SPENCER (Prod NOKE D)
Boss Hawggin' ft. D-GOTTI (Prod LIL' JAMES)
BONUS TRACK
E.S.G. - Swangin And Bangin [Screwed] (Remix by DJ SCREW - "Sailin' Da South" 95 Perrion)
Et c'est le moins que je puisse dire avec la petite référence facile qui va bien. Maurice Young a vécu un parcours criminel dense. Il a grandi dans le (bien nommé) quartier de Liberty City, précisément dans les projects de "Pork & Beans" (origine du surnom obscure, émanant sans doute du rap, lié semble-t-il à la bouffe préférée du coin...) Avec un papa maquereau et des activités de deal, après des séjours en prison et un frangin tué par balle, il était plus que temps que Ted Lucas, le patron de Slip-N-Slide, le sorte des rues et leurs turpitudes maléfiques.
Je ne connais pas bien sa carrière, même si il a eu un vrai succès national dans son pays, je dirais a peu près jusqu'à cet album. Thug Holiday est son 5ème opus et c'est le seul que je possède, trouvé il y a des années pour 5 balles chez O'CD.
Un album solide qui pourrait me donner envie de creuser la discographie de Papa a la trique (?!?). On trouve plein de noms à la prod : des locaux comme Supa aka Infa Red, Gorilla Tek, Signature ou les plus connus Cool & Dre et Jim Jonsin, mais aussi d'illustres compositeurs sudistes comme David Banner (Jackson), Lil Jon (Atlanta), Seasoned & Sauted (The Deep Fried Camp de Houston ?) et Jazze Pha (Memphis), ainsi que Minnesota et Red Spyda, oeuvrant habituellement pour des artistes de New York. Cela offre une appréciable diversité de sons.
Ajoute à cela d'illustres partenaires de micro comme Scarface, Big Boi, Cee-Lo et dans une moindre mesure LaTocha Scott (Xscape), Baby et Rick Ross, ainsi que Infa Red, Duece Poppi et Tre+6 (artistes du label).
Jusqu'en 2009, le chanteur de rap sort des albums avec constance (2006 est son dernier pour Slip-N-Slide), par la suite sa production se raréfie.
All I Need featuring INFA RED (Prod SUPA)
In da Wind featuring CEE-LO & BIG BOI (Prod JAZZE PHA)
Vidéo avec tout le monde qui a le hoquet à cause de la censure
Thug Holiday featuring LaTocha Scott (Prod DAVID BANNER)
En ce jour spécial, un petit classique funky en diable, samplé entre autres par les Beatminerz pour un titre d'O.C. ft. BIG L et par le Sugarhill Gang. De quoi faire groover sur la place du village et la plage de sable fin !